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Conjoncture des marchés

Chaque semestre, l’ORF publie la Note de conjoncture et présente lors d’une rencontre les chiffres et l’analyse de la conjoncture des marchés fonciers et immobiliers en Île-de-France, à partir des données de ses membres, et rend compte de l’activité des opérateurs. Depuis 2015, l’observation s’est enrichie du suivi des transactions foncières et des prix immobiliers autour des futures gares du Grand Paris Express et des prolongements des lignes Éole et 11. Retrouvez toutes nos analyses dans les notes de conjoncture et la synthèse des débats dans les actes des rencontres.

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2021, année du rebond

Les dernières données consolidées issues de DVF permettent d’avoir une première idée de l’impact de la crise sanitaire sur l’activité des marchés fonciers franciliens en 2020. Entre les trois premiers trimestres de 2020 et ceux de 2019 (année record), le nombre des transactions a chuté de 17 %, entraînant un repli de même ampleur des volumes financiers (-16 %), tandis que les surfaces échangées sont en retrait de 6 %.

Les quartiers de gare ne sont pas épargnés, avec une baisse de 33 % du nombre de ventes et de 21 % du volume financier sur la même période.

La poursuite de la crise sanitaire en 2021 se lit encore à travers le faible niveau d’activité des promoteurs sur le premier semestre 2021, même si les données ECLN montrent un rebond des réservations dans le collectif (+5 %) sur le même laps de temps.

En revanche, sur le marché immobilier de l’ancien, les données des Notaires confirment la valeur refuge du logement, avec un nombre de ventes qui progresse (+20 % entre les premiers semestres 2020 et 2021), tandis que les prix restent stables à Paris et continuent de progresser sur le reste de l’Île-de-France (+4 % pour les appartements, +6 % pour les maisons).

À plus long terme, les questions qui se posent sur la construction neuve concernent la solidité de la relance de la construction après le trou d’air de 2020, mais aussi l’impact sur les prix de la forte hausse du coût des matières premières.

De son côté, la consommation brute des espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF)en Île-de-France, avait déjà marqué le pas en 2019 en diminuant de 11 % après trois années de hausse, passant juste sous la barre des 1 000 ha. Spécificité francilienne, 56 % des espaces consommés l’ont été à destination des activités et seulement 39 % pour de l’habitat.

Parmi les principaux constats du bilan des 10 dernières années (2009-2019) présenté, on note le rôle de la ceinture verte, où sont consommés 61 % des espaces NAF (et même 71 % des espaces NAF destinés à l’activité) ; un fort niveau de concentration, avec 7 intercommunalités qui représentent 41 % du total des ENAF consommés ; et enfin, l’efficacité de la Métropole du Grand Paris, particulièrement en matière de logement, avec 9,3 m² de surface de plancher mis en chantier pour 1 m² de surface artificialisée (contre 0,8 au niveau francilien).

Cette note est enfin l’occasion de présenter quelques indicateurs (sur les terrains et les logements anciens) à des niveaux géographiques plus fins, permettant ainsi de mieux cerner les différentes hiérarchies spatiales entre les territoires.

 

• Mireille Coucaud • Gwenola Le Foll •Philippe Pauquet • Observatoire régional du foncier (ORF)

   
 

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