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Conjoncture des marchés

Chaque semestre, l’ORF publie la Note de conjoncture et présente lors d’une rencontre les chiffres et l’analyse de la conjoncture des marchés fonciers et immobiliers en Île-de-France, à partir des données de ses membres, et rend compte de l’activité des opérateurs. Depuis 2015, l’observation s’est enrichie du suivi des transactions foncières et des prix immobiliers autour des futures gares du Grand Paris Express et des prolongements des lignes Éole et 11. Retrouvez toutes nos analyses dans les notes de conjoncture et la synthèse des débats dans les actes des rencontres.

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2021, année de contrastes

Cette édition de la note de conjoncture traduit une étape dans le repositionnement de l’ORF. Désormais, nos publications annuelles seront mieux différenciées, en fonction de la disponibilité des données les plus récentes.

Le numéro de printemps fera surtout le point sur les données de l’année écoulée fournies par nos différents partenaires (base Bien des notaires, enquêtes FPI et UNAM, données AORIF et DRIHL sur les agréments de logements sociaux, activité Epfif et Safer…). L’édition de l’automne permettra d’approfondir les données foncières issues des bases fiscales : c’est en effet à cette date que sont disponibles les chiffres définitifs de l’avant dernier exercice et que des analyses de tendance peuvent être conduites. Enfin, une information sur les gares sera systématiquement produite, avec une dominante immobilière au printemps et foncière à l’automne.

2021 a été une année très contrastée : les ventes de logements anciens ont atteint un nouveau sommet avec une hausse des prix différenciée qui profite à la grande couronne et aux maisons. Inversement, pour la construction neuve, un léger rebond a été observé en 2021, et n’a pas permis de retrouver les niveaux d’avant crise sanitaire : c’est ainsi que les ventes de logements neufs marquent une baisse de 37 % par rapport à 2019. Les mises en vente ont connu elles aussi une baisse, moins marquée cependant (-18 %), si bien que le stock de logements neufs est de seulement 10 mois. Les opérateurs publics ont joué un rôle contracyclique avec une progression spectaculaire des ventes en bloc aux bailleurs sociaux et aux investisseurs, et la production de logements sociaux a été alimentée par les achats de logements anciens à réhabiliter. Les acquisitions en Vefa auprès des promoteurs représentent une part croissante (59 %) de la production sociale. Au total, la part du foncier dans les plans de financement du logement social s’élève à 31 % du coût moyen. De son côté, l’Epfif a connu une activité soutenue avec une progression des cessions de 30 % (soit un retour au niveau de 2019), des acquisitions de 13 % -avec les premières opérations de requalification des copropriétés dégradées- et un fort développement des partenariats avec les collectivités.

La principale inconnue en ce début d’année concerne l’évolution de l’inflation, en partie seulement liée au prix de l’énergie, et en corollaire, celle des taux d’intérêt. Les conditions de crédit de ces deux dernières décennies ont contribué à dynamiser les marchés de l’immobilier et du foncier. Un durcissement progressif ne manquerait pas d’avoir un impact sur la solvabilité des acquéreurs et pourrait peser sur ces marchés.

 

• Mireille Coucaud • Gwenola Le Foll •Philippe Pauquet • Observatoire régional du foncier (ORF)

   
 

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N°17 - Octobre 2020

LES ACTIONS DE L’ORF

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Promouvoir des partenariats

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