2025, année du redémarrage ?
Après une période de contraction de l’activité, 2025 a vu un certain nombre d’indicateurs repasser au vert.
La production globale de logements a ainsi marqué un net regain avec un nombre de logements autorisés en hausse de près de 20 % en 2025, un rebond porté en partie par les bailleurs sociaux avec un nombre d’agréments délivrés qui affiche une progression de 34 % par rapport à 2024. Côté promoteurs, les mises en ventes atteignent près de 15 000 unités (+50 %) et les ventes en bloc repartent à la hausse, soutenues notamment par les résidences services.
Quant au marché de l’ancien, la stabilisation entrevue fin 2024 a laissé place à une progression du volume global des ventes de 11 % en 2025.
Cette reprise reste malgré tout fragile
Les ventes de terrains déclarés constructibles sont à leur plus bas niveau (moins de 5 000 unités),
tandis que les réservations de logements, si elles se stabilisent, restent à un niveau très faible (autour de 19 000). Autres signes, le recul des investisseurs particuliers se poursuit depuis la fin du dispositif Pinel (ils ne représentent plus que 14 % des réservations) et l’augmentation du délai de commercialisation pour écouler le stock de logements des promoteurs, qui atteint 17,6 mois, en hausse de trois mois par rapport à 2024. Enfin, le secteur du bureau reste pour sa part toujours orienté à la baisse avec des surfaces mises en chantier en recul de 6 % par rapport à 2024 (et de 60 % par rapport à 2021).
Dans ce contexte, les prix connaissent des évolutions contrastées. Dans l’ancien, ils restent plutôt stables avec une progression de +0,7 % tous types de logements confondus. Dans le neuf, le prix des appartements continue de progresser (+3,2 %) quand, dans le même temps, celui des maisons reste orienté à la baisse (-3 %). L’annonce de la création par le gouvernement, début 2026, d’un nouveau dispositif fiscal destiné à favoriser l’investissement locatif et de mesures pour lever les freins à la construction, comme la simplification du droit de la construction et de l’urbanisme ou l’accélération de la transformation de bureaux en logements, permettront-elles le retour des particuliers dans le secteur immobilier et la relance de l’activité ?
Même si nos réunions de conjoncture sont toujours l’occasion de s’interroger sur les fondamentaux du secteur, les points d’interrogation demeurent, encore accentués par le déclenchement d’une guerre à l’issue incertaine au Moyen-Orient, et il est à ce jour bien difficile de savoir si 2026 verra ou non la consolidation de la reprise observée en 2025.
